Première course d’endurance pour Thunder Bull

Thunder Bull n’est certainement pas notre Nokota la plus adaptée pour l’endurance, mais cette saison, du fait qu’elle ait été saillie au début du printemps, nous avions l’opportunité de participer avec elle à une première petite course de 20 kms.

La course choisie est celle de Lamorlaye, tracée dans la forêt qui nous sert de terrain d’entrainement, avec ses belles allées de galop bien entretenues et ses sous bois ombragés. L’intérêt est de concourir “à domicile”, sur des terrains auxquels nos chevaux sont habitués, ce qui est important pour des chevaux pieds nus habitués au même type de terrain.

Mathilde m’accompagne avec sa jument anglo-arabe Hulis, et je propose à un ami dont le cheval est arrêté d’en profiter pour monter ma jument anglo-arabe Loukalem. Mathilde et mon ami ont des licences amateur, et doivent donc parcourir les 20 kms à 15 km/h de moyenne, alors que je coure en club, et je suis donc limité à une vitesse de 12 km/h. C’est très bien pour une première course avec Thunder Bull, qui si elle est endurante et robuste, n’a pas la vitesse de croisière d’une anglo-arabe bien affûtée ! Nous décidons donc de partir ensemble et de nous séparer à mi course pour que chacun puisse faire son temps.

Le contrôle de départ se passe bien, Thunder Bull est parfaitement détendue et se laisse manipuler gentiment par les vétérinaires. Elle a un cardiaque de 36 au repos.

Nous nous attendions à une course très roulante, exploitant les belles pistes de galop de la forêt de Chantilly, mais les organisateurs ont choisi de nous surprendre et de faire passer les 10 premiers kilomètres par des petits chemins très escarpés, étroits, caillouteux, avec beaucoup de virages qui ne permettent de tenir qu’une vitesse moyenne d’une douzaine de km/h sur ce tronçon. Le pied très sûr de Thunder Bull et sa force sont des alliés précieux pour franchir ces petits chemins sans trop perdre de temps. Enfin, les 10 kms qui restent empruntent les allées de galop, et les deux anglo-arabes prennent le large et parcourront le dernier tronçon à pratiquement 20 km/h de moyenne, c’est à dire à un (très) bon galop ! Pour ma part je n’ai pas besoin de pousser trop Thunder Bull, et je peux la cadencer sur un petit galop où elle est à l’aise, me donnant même de l’avance au chrono, permettant de faire les derniers km à un rythme cool. J’aurais presque pu arriver au temps exact si je ne m’étais pas embrouillé dans mon chrono. Je dois alors remettre un grand coup de galop deux cent mètres avant la ligne d’arrivée pour finalement passer avec trente secondes de retard, tant pis la victoire sera pour une autre fois !

Le contrôle vétérinaire final se passe bien, la jument est parfaitement droite au contrôle des allures, le métabolisme est bon, et elle a un cardiaque de 52 qui est satisfaisant pour une première course pas trop bien gérée par son cavalier, et avec beaucoup de galop rapide sur la deuxième partie de l’épreuve. Thunder Bull a parfaitement donné satisfaction pendant la course, toujours allante, et a bien vécu la séparation lorsque les deux anglos arabes ont enclenché le grand galop en la laissant en arrière. Elle a appelé ses copines une fois ou deux, mais n’a pas chauffé alors que c’est une configuration qui rend souvent les chevaux nerveux, ils n’aiment pas être retenus lorsque les autres s’éloignent à une allure plus vive.

Au final, Thunder Bull finit à une honnête 16ème place sur une vingtaine de cavaliers, et ne doit qu’à son cavalier de ne pas mieux figurer au classement. Mais en endurance l’essentiel est de prendre du plaisir en respectant l’intégrité physique et morale de son cheval, et nous gardons un excellent souvenir de cette aventure, permettant à une Nokota d’inscrire pour la première fois en Europe son nom dans le classement d’une épreuve sportive !

La première partie de la course, plus sinueuse

Enfin la partie rapide sur les pistes de galop de Chantilly !